Les Américains prévoient d’investir massivement dans l’exploitation du gaz méthane du lac Kivu
La société américaine Symbion Power LLC prévoit d’investir 700 millions de dollars dans un projet visant à exploiter le gaz méthane dans la partie de la République Démocratique du Congo (RDC) située près du lac Kivu.
Symbion, à travers sa filiale Symbion Power Lake Kivu Ltd, avait déjà signé en 2019 un accord avec le Rwanda pour un investissement de 185 millions de dollars afin d’exploiter le gaz méthane du Kivu, avec un projet devant produire 56 mégawatts d’électricité.
Le PDG de Symbion Power, Paul Hinks, a déclaré au média international Bloomberg que l’entreprise souhaite augmenter la production d’électricité issue du gaz méthane du Kivu, afin de générer 140 mégawatts destinés à alimenter plusieurs zones de la RDC, y compris la ville de Goma.
Cependant, Hinks a précisé que la mise en œuvre de ce projet dépendra du retour de la paix et de la sécurité dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, conditions essentielles pour que les travaux de construction et d’exploitation puissent se dérouler sans obstacles.
Par ailleurs, la filiale de Symbion appelée Hydro-Link prévoit de participer à un vaste projet de construction d’une ligne électrique d’une valeur de 1,5 milliard de dollars, reliant l’Angola aux zones minières de cuivre et de cobalt en RDC.
Massad Boulos, conseiller du président américain en charge des partenariats avec l’Afrique, a affirmé que ces projets américains dans la région des Grands Lacs s’inscrivent dans le cadre des accords de paix signés le 27 juin entre la RDC et le Rwanda.
Boulos a déclaré : « Des investissements comme celui de Symbion Power montrent la volonté des États-Unis de soutenir le développement durable de la région et de renforcer les relations économiques entre les États-Unis, le Rwanda et la RDC. »
Il a également annoncé que Anzana Electric Group travaillera avec le Rwanda et la RDC à la construction du barrage hydroélectrique Ruzizi III, d’un coût de 760 millions de dollars. Les travaux devraient commencer en janvier 2026 et s’achever en 2030. Ce barrage, qui devrait produire 206 mégawatts, viendra renforcer la capacité énergétique de la région.
