La NIDA lance un nouveau processus pour la carte d’identité biométrique
L’Agence Nationale d’Identification (NIDA) a officiellement lancé un nouveau programme visant à préparer la délivrance des cartes d’identité biométriques, dans le but d’améliorer la qualité des services, de mieux identifier les citoyens et de renforcer une économie basée sur des preuves fiables.
Le jeudi 7 août 2025, lors de la 28e Foire Internationale qui se tient à Kigali, la NIDA a entamé la phase de validation des données d’identité des citoyens selon une nouvelle approche. Chaque personne sera appelée à confirmer ses informations avant de recevoir une nouvelle carte d’identité à technologie avancée.
Mme Josephine Mukesha, Directrice Générale de la NIDA, a indiqué que cette initiative sera déployée à l’échelle nationale, incluant les secteurs et les cellules pour toucher tous les bénéficiaires.
Elle a déclaré :
« Nous avons commencé ici à la foire, mais notre objectif est de couvrir tout le pays. Nous lançons des formations de formateurs afin d’assurer une prestation de services de qualité partout. »
Cette nouvelle carte d’identité utilisera des technologies modernes et sera disponible sous plusieurs formes : carte physique, stockage numérique sur ordinateur ou smartphone via un code QR, et possibilité d’envoi électronique rapide.
Un changement majeur est que la carte ne sera plus réservée uniquement aux personnes âgées de 16 ans et plus, comme c’était le cas auparavant. Désormais, les nourrissons seront également soumis à la capture de leurs données biométriques, afin de disposer d’informations complètes dès la naissance.
Les données contenues dans cette nouvelle carte d’identité comprendront :
- Photo des yeux
- Empreintes digitales des dix doigts
- Image de l’iris
- Noms et lieu de naissance
- Noms des parents
- Numéros de téléphone et adresses e-mail pour ceux qui en possèdent
Grâce à ce programme, la NIDA prévoit d’atteindre également des groupes qui n’étaient pas éligibles à la carte traditionnelle, notamment les migrants, les apatrides (« stateless ») et les étrangers résidant temporairement dans le pays (moins de six mois).
Le projet complet devrait être achevé dans un délai de trois ans, avec un investissement de plus de 40 milliards de francs rwandais, financé principalement par la Banque mondiale.
Au début du mois de juillet, l’Agence Rwandaise des Technologies de l’Information et de la Communication (RISA) avait annoncé que la préparation de cette carte d’identité biométrique était bien avancée et que la collecte complète des données d’identité commencerait dans les trois premiers mois à venir.
Cette carte d’identité biométrique permettra d’accélérer la fourniture des services, de renforcer la sécurité intérieure, de lutter contre la fraude, et de favoriser un développement économique fondé sur des données fiables des citoyens.


